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Faire ses courses zéro déchet : comment acheter en vrac ?

Lorsque j’ai commencé à prendre conscience des dommages que le plastique fait à la planète, aux animaux et même à nous-mêmes, l’une des premières mesures que j’ai souhaité mettre en oeuvre est d’acheter tout ce qui était possible en vrac.

Je n’y connaissais rien. Je n’avais jamais acheté en vrac auparavant et je pensais que ce serait difficile et plus cher. Rien à voir avec la réalité.
Cela demande une organisation et je vais une ou deux fois par mois pour acheter des céréales, des noix, des légumineuses, … et une fois par semaine, je vais voir mon maraîcher pour acheter du frais : légumes et fruits. J’ai la chance qu’il soit près de chez nous tous les samedis, car par ici le marché est le mercredi midi alors pour les gens qui travaille comme moi, il n’est pas toujours évident d’y aller.

Ce n’est pas évident de trouver où acheter en vrac selon où on habite. Et si vous habitez la campagne, il faut parfois faire des km pour faire ses courses. 
Chaque fois que je regarde nos déchets, cet « effort » en vaut la peine. Il y a de moins en moins de sacs de nourriture en plastique dans nos poubelles. Quelque chose d’impensable il y a un an.
On économise de l’argent, du temps et on mange plus varié.

Je reconnais qu’il n’est pas toujours facile de respecter les engagements, et il arrive fréquemment que je fasse un complément au supermarché. Et mes enfants ayant grandi avec la publicité, il est difficile de leur ôter certains produits phares ! L’influence des copains/copines est plus grande aussi quand on est jeune.

Par ailleurs, pour de nombreuses choses, je ne les trouve que sur internet ou au magasin bio, et il me faut anticiper au maximum. Et il y a aussi certains produits que je ne trouve pas ailleurs qu’au supermarché, d’une part car je reconnais ne pas prendre le temps de trouver une alternative plus écolo, mais aussi parce qu’il est difficile de se défaire de certaines mauvaises habitudes en matière d’habitude alimentaire ou de « pour aller vite ». Personne n’est parfait, hein ! Je parle d’ailleurs souvent de méthode « presque zéro déchet ». Quand on est maman solo, avec 2 enfants, on a un planning hyper chargé et parfois, on cède à la tentation afin de « se faciliter la tâche »….

J’ai un kit d’achat en gros qui comprend :

  • Sacs en coton
  • Sacs en plastique recyclé
  • Sac à provisions
  • Bocaux en verre réutilisés

J’utilise les sacs pour acheter des farines, de l’avoine, des graines, des herbes, du gluten (pour le seitan), … C’est-à-dire tout ce qui peut être filtré avec du plastique recyclé. On le fait ainsi car les cotons pèsent un peu plus (20g) et il y a des endroits où ils ne sont pas tarés.

J’utilise les sacs ou les bocaux pour acheter des légumineuses, du riz, des pâtes, des fruits secs.

Si vous prenez la voiture, ils sont une bonne option. Ils peuvent être tarés et sont faciles pour quelqu’un qui n’utilise pas de plastique. Nous achetons généralement plus de verre.

Nous savons que plusieurs fois ce n’est pas facile. Là où vous vivez, il n’y a pas de magasins en vrac, ils sont loin, … 

Cela ne devrait pas être une excuse pour ne rien faire.
Les fruits et légumes se trouvent relativement facilement partout. Même dans les villages, vous pouvez parler directement avec les producteurs locaux. Ils seront ravis.
Il y a des choses qui seront plus difficiles à réaliser. L’une des options est une fois par mois pour faire un gros achat de légumineuses, noix, céréales, graines, … en ligne. Il y a des magasins qui l’offrent et ça va sans plastique.
Il est également important de garder à l’esprit que nous devons adapter zéro déchet à nos vies pour nous faciliter la tâche et pour que le changement soit durable.
Il s’agit de réduire et d’éviter le plastique, mais s’il nous cause de la frustration, il peut provoquer l’effet inverse. Et ce n’est pas ce que nous voulons.

C’est pourquoi il est si important de ne pas se comparer aux autres.
Soulignez également l’importance de parler avec les commerçants. Beaucoup de commerçants acceptent les contenants apportés par les clients.
Chaque fois que nous allons, nous leur disons: « et les choux de Bruxelles ne peuvent pas être sans plastique » « et … cela ne peut pas être sans plastique ». Et quand il va acheter des choses, il s’en souvient et les apporte sans plastique.
Il est important de parler car il y a beaucoup de gens prêts à améliorer les choses.
Ce même garçon nous a dit que lorsqu’ils achètent certaines choses, ils lui donnent l’option d’une boîte en bois ou d’une boîte en plastique. Apparemment, si vous le demandez dans une boîte en bois, le produit monte de quelques centimes de plus. Cela peut sembler peu, mais pour un petit magasin avec des marges serrées, cela peut être une ruine. 

Sur ce, je tiens à vous dire qu’à de nombreuses reprises, le système ne nous facilite pas la tâche. Mais ce n’est pas pour cela que nous devons cesser d’exiger des améliorations et lutter pour un monde meilleur.
Chaque geste compte.
Dans un monde trop habitué au mensonge, donner l’exemple peut déplacer des montagnes.
Les choses ne peuvent changer que si nous nous entraidons.

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